Enfin un accord pour sauver le Quetzal !

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Le Quetzal resplendissant du Guatemala

Tout voyageur qui se rend en Amérique Centrale, et au Guatemala plus précisément, ne peut ignorer l’importance de cet oiseau mythique et sacré pour les Mayas comme pour les Aztèques : le Quetzal.

Espèce en voie de disparition comme tant d’autres sur notre planète, des institutions guatémaltèques ont signé en décembre 2015 un accord inédit pour enfin la préserver.

 

Le quetzal, oiseau sacré et emblème du Guatemala

 

Le Quetzal resplendissant, oiseau incontournable des forêts tropicales d’Amérique Centrale est l’oiseau national du peuple guatémaltèque.

Il est aussi pour beaucoup de voyageurs, férus des richesses naturelles de notre planète, l’espèce qu’il faut avoir la chance de rapporter sur ses clichés !

Doté d’un plumage d’une beauté à couper le souffle, aux couleurs flamboyantes du rubis et iridescentes de l’émeraude, cet oiseau alimente de multiples légendes des civilisations mayas et aztèques, comme il à donné son nom à la divinité Quetzalcóatl, la fameuse incarnation du serpent à plumes de Quetzal.

Plus encore, il est devenu l’emblème du Guatemala ainsi que sa monnaie.

Mais voilà, pour les globe-trotters passionnés que nous sommes, en quête d’exotisme et de mystère, photographier cette perle rare, volant en liberté au-dessus du magnifique océan de verdure qu’offre la jungle guatémaltèque, est loin d’être une réalité.

 

Le quetzal, une espèce de plus en voie d’extinction

 

L’appât du gain et la bêtise humaine ont eu raison de l’heureux élu des dieux.

Cette espèce mythique, chassée et dépecée pour la revente de ses plumes, véritables trésors de grâce et de beauté, s’est vu condamnée petit à petit à disparaître de l’environnement naturel pour ne subsister que dans les principaux parcs nationaux du pays.

Et s’il n’y avait pas eu l’initiative heureuse de quelques institutions, déterminées à le préserver, l’extinction du Quetzal aurait été plus qu’imminente à l’heure actuelle.

Conscients de l’urgence de protéger ce qui reste de la population de cette espèce qui fait la renommée du pays, plusieurs groupes dont le Conseil National des Aires Protégées (CONAP), l’Association Scientifique pour la Conservation de la Nature (ACCN) et le Complexe Hydroélectrique RENACE ont signé un accord de coopération pour travailler sur une stratégie nationale destinée à la sauver.

 

Une première dans l’histoire du Guatemala

 

Le Guatemala est un pays de la lignée de ceux qui ont connu une civilisation grandiose et à part dans l’histoire de l’humanité.

Forts de ce trésor historique et de l’impact qu’il peut avoir sur le tourisme du pays, l’objectif premier des autorités guatémaltèques est de préserver l’authenticité du pays et ses richesses ancestrales.

Le respect de l’environnement est un acteur essentiel dans cet objectif tout comme sauver le Quetzal de l’extinction : préserver l’espèce par l’étude, la protection et la restauration de son environnement.

Voilà ce à quoi travailleront les trois institutions nommées plus haut durant cinq ans.

Ce projet, une première dans l’histoire du pays, se déroulera en trois phases :

  • le développement d’une lignée de base de la population de l’oiseau mythique
  • l’implantation d’un programme pour sa conservation comprenant une analyse des risques, la reproduction ex situ et une analyse génétique
  • des actions pédagogiques pour sensibiliser la population à sa protection

 

Un projet qui s’inscrit dans un message de paix

 

Pour un grand projet, de grands moyens.

La préservation du Quetzal représentera un investissement de rien moins que 30 millions de Quetzales, soit presque 4 millions de dollars !
Il fallait bien débourser une fortune pour sauver l’oiseau qui fait la renommée du pays !

La somme sera fournie par RENACE, les deux autres groupes, CONAP et ACCN, apporteront au projet leur assistance technique et scientifique.

Le projet bénéficiera également de 46 hectares pour effectuer les recherches qui iront jusqu’à l’incubation d’œufs de l’espèce dans le pays.

Plus qu’une ambition de le préserver, la signature de cet accord est aussi symbolique que le caractère sacré de l’oiseau.

 

Comme l’a si bien dit Juan Luis Bosch, président de RENACE, au lancement du projet, devant le Président Jimmy Morales, fraîchement élu en octobre 2015, le rêve de cette équipe de chercheurs et bienfaiteurs est à l’image de la splendeur du Quetzal volant dans les hauteurs : la prospérité et la paix au Guatemala.

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